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Archives

Paul-Émile Miot (1827-1900)

Paul-Émile Miot était un officier de la Marine française et un arpenteur-hydrographique. Au cours des années 1850, il fut impliqué par la Marine française dans plusieurs recueillements de données hydrographiques de la côte et des ports qui formaient la Côte française de Terre-Neuve. De 1857 à 1859, Miot a pris environ quatre-vingts photographies de Terre-Neuve et autres régions du Canada atlantique. Parmis ces oeuvres se trouvent six merveilleuses photographies de femmes et hommes Mi’kmaq terre-neuviens, que l’on peut retrouver dans l’exposition. On dénote cependant un certain malaise chez les sujets Mi’kmaq photographiés par Miot, probablement le reflet de la distance sociale et culturelle qui s’élevait entre eux et l’officier naval français. Il faut dire que le processus très encombrant de la photographie des années 1850, avec son utilisation des plaques de verres, produits chimiques, grand appareil-photo en bois et les interminables périodes de poses, a certainement contribué à provoquer cet état.

 

Frederick Johnson (1904 - 1994)

En 1931, alors qu’il recueillait des oeuvres d’art à Conne River, Frederic Johnson a capté différents aspects de la vie quotidienne de la communauté Mi’kmaq: les bâtiments, les paysages, les activités telles que faire fumer le poisson, défaire le camp, ainsi qu’un bon nombre de portraits. Puisque les mêmes personnes ont été photographiées plusieurs fois, nous n’avons conservé qu’un registre de noms connus des anthropologues plutôt que de tous ceux qui vivaient dans la communauté. Les portraits de Johnson, comme celui de Speck, révèlent une certaine complicité entre le photographe et les sujets, peut-être parce que Speck et Johnson ont vécu dans les communautés où les portraits ont été pris. Cinq portraits ont été imprimés à partir des négatifs originaux et se retrouvent dans l’exposition.     

 

Frank Speck (1880 - 1948)

En été de 1914, alors qu'il receuillait des œuvres d'art Mi'Kmaq à Bay St. George et à Badger Brook, Frank Speck a pris plusieurs photographies des Mi'Kmaq qu'il avait rencontrés et avec qui il avait probablement logé. Ces photographies captent les aspects de la vie des Mi'Kmaq de Terre-Neuve durant la fin du dix-neuvième siècle et le début du vingtième. Incluses dans ses collections se trouvent plusieurs images: la cabane de Frank Joe à Bay St. George, des chasseurs à Badger Brook et la femme de Jean-Paul, debout à côté d'un rouet, probablement devant sa maison à Badger Brook. Les photographies de Speck fournissent de l'évidence visuelle des changements dans la vie des Mi'Kmaq au début du vingtième siècle.

 

Portraits Mi’kmaq des Archives provinciales de Terre-Neuve et Labrador

Il n’y a pas de portraits connus datant du dix-neuvième siècle dans les Archives provinciales de Terre-Neuve et Labrador. Cependant, les archives possèdent deux séries de photographies de Jim John, un guide Mi’kmaq du centre de Terre-Neuve. Ces photographies, prises par J.P. Murphy Photos pour la Commission touristique de Terre-Neuve au début des années 1950, montrent M. John guidant un groupe de chasseurs et de pêcheurs. Depuis le dix-neuvième siècle que le métier de guide se veut un métier traditionnel Mi’kmaq et ces portraits représentent bien ce métier qui se pratique encore aujourd’hui. Cinq photographies reliées aux Mi’kmaq de Terre-Neuve ont été reproduites  pour cette exposition, à partir de photogravures trouvées dans le livre archivé de J.G. Millais de 1907 Newfoundland and its Untrodden Ways. Millais, un chasseur de gros gibier, employait des guides Mi’kmaq de Conne River.

 

Oeuvres d’art Mi’kmaq

Nous désirons remercier le Musée canadien de la civilisation pour son esprit visionnaire alors qu’au printemps de 1914, il envoya l’anthropologue Frank Speck à Terre-Neuve où il recueilla cinquante-six oeuvres d’art Mi’kmaq.

Dix-sept oeuvres d’art datant des premières décennies du vingtième siècle, dont plusieurs sont exposées pour la première fois à Terre-Neuve et Labrador, sont utilisées afin de démontrer la continuité du modèle de vie traditionnel Mi’kmaq jusque dans le vingtième siècle.

En 1931, le musée américain “Heye Foundation’s Museum of the American Indian” envoya l’anthropologue Frederik Johnson à Conne River, Terre-Neuve afin d’y recueillir des oeuvres d’art Mi’kmaq. Sa collection de vingt-deux oeuvres est maintenant préservée dans le musée américain “Smithsonian Institution’s National Museum of the American Indian” de Washington, D.C.